16 juillet 2012

ISCHIA !!!!! Deuxiéme partie!!!!!!

                                                                  ISCHIA suite et fin!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  Avec un petit retard je vous fais parvenir mon petit billet sur la suite de notre journée à ISCHIA!!!! 

Dur dur notre départ mais tout aussi difficile de faire mon billet!! Depuis mardi 10 Juillet  à 13h30 à vendredi 13h je suis restée sans téléphone et sans  

internet!!!!! à cause d'un monsieur charmant et très très compétant!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! un employé de la TELECOM qui était venu réparer la ligne de mon voisin

et il n'avait rien trouvé de mieux que de couper notre ligne!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Quelques communications très agitées avec la société et finalement nous avons

récupéré notre téléphone!!!!!!!!!!!!!! pour le voisin je ne sais pas si lui l'a reperdu!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

L'Ile fleuriepage (4)

 

A notre arrivée au port nous avons dû constater qu ' il y avait aussi la grève des bus sur l'île!!!!!! et que la grève serait maintenue jusqu'a 15h30 !! Il fallait donc trouver une petite plage pas trop éloignée!!!  Une charmante dame nous a invité à la suivre!!!! aprés 10 minutes de marche nous sommes arrivés dans un jardin puis après la descente de quelques marches dans une adorable petite crique!!!!!!

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Il n'est pas d'hier cet arbre!!!!!! Ce n'est pas un roseau mais il plie et il ne casse pas!!!!!!!

 

                             La petite crique!!!!

Nous y avons passée quelques heures agréables : baignade, bronzette et relax!!!!!

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Vers 15h 30  nous avons quitté ce paradis pour nous rendre sur le port afin de s'informer sur la situation !! car j'ai oublié de vous dire les bateaux direction Pozzuoli ne partaient pas du port mais de CASAMICCIOLA!!!!! Comment y arriver si la grève continuait!!!!!????

 

En chemin en voyant les petites" Motorette" garées une envie nous a pris :Et si  l'on visitait l' île avec ce charmant et pittoresque moyen de locomotion!!!!!!!!!!!

 

motoretta (1)

  (Photo prise sur le net!!)  Scène d'un film!!!

Désormais elles  sont un peu plus modernes!!!!!!!

 

Motoretta

                      

                              En voiture !!!!!!!!!!!!

Petite leçon d'histoire et de géographie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! avant de vous faire découvrir des paysages de rêves

ISCHIA se situe dans le golfe de Naples des trois îles PROCIDA, ISCHIA, CAPRI  c'est la plus grande !! Elle a une surface de 46 KM2 et une population d'environ 60000 habitants elle est divisée en 6 communes:

- ISCHIA PORTO (la plus importante)

- CASAMICCIOLA

- LACCO AMENO

- FORIO

- SERRARA FONTANA

- BARANO

Cette île a des origines lointaines ,les romains avaient déjà découverts les extraordinaires propriétés de: " Ses eaux chaudes sur cette terre de mer au coeur de feu d'origine volcanique" Elle possède la plus grande concentration de bassins thermaux d' Europe!!!! Son charme est irrésistible  elle accueille!! chaleureusement un tourisme très varié de 7  à 77 ans!!!!!!!!!!!!!!!!!! En 6 mots NATURE,CULTURE,TRADITION ,MODERNITTE,HISTOIRE , MITHES et LEGENDES

ANTHOLOGIE FRANçAISE

.John Peter

Nouvelles Études Napolitaines
Lausanne – Georges Bridel Éditeur, Paris- Librairie de la Suisse française, 1887

(Ischia) - En longeant la côte, de Naples à Gaëte, après avoir doublé le cap de Misène, on a devant soi un archipel composé de trois îles : Ischia, Procida et Vivara. Ischia se dresse à gauche comme une pyramide géante dominée par l’Epomeo. De formation volcanique, l'île embrasse tout un système de cratères éteints et de neuves de lave refroidis dont l'Epomeo est le centre. Une douzaine d'autres cratères, adossés à ses flancs, conservent leur apparence caractéristique, tandis qu'il a seulement gardé de sa forme primitive la partie nord-ouest. A l'orient et au sud, les côtes sont escarpées et forment un haut rempart. Le sol est de tuf, de marne et de trachyte. L'Epomeo a cessé ses éruptions depuis des siècles ; elles étaient assez fréquentes dans l'antiquité. La plus ancienne dont il soit fait mention, 300 ans avant Jésus-Christ, effraya si fort les colons d'Eubée, récemment établis dans l'île, qu'ils l'aban­donnèrent. Un tremblement de terre renversa tout, un torrent de lave descendit au rivage; des colonnes d'eau bouillante jaillirent du sol, la mer s'éleva et couvrit la partie basse de l'île. Une seconde éruption mit en fuite de nouveaux colons ; ceux-ci venaient de Cumes. Dans une troisième, la mer recula de trois stades, puis revint en dépassant son lit primitif; le spectacle était terrible. Les habitants se retirèrent en Campanie. Pline rapporte une tradition, d'après la­quelle le feu souterrain aurait été d'une telle violence dans une éruption, dont il ne précise pas l'époque, que l'île en fut bouleversée, comme elle ne l'avait jamais été jusqu’alors. L'Epomeo disparut momentanément, les principales villes s'écroulèrent, un lac se forma, une montagne se détacha de la masse et, tombant dans la mer, forma Procida et Vivara.
La dernière éruption se produisit en 1301, sous le règne de Charles II d'Anjou. La lave, sortie d'une crevasse à la base du volcan, descendit à la mer, et couvrit le territoire du bourg d'Ischia, sur une étendue de deux milles et demi. Chose étrange, les éléments de cette lave ne se sont pas décomposés. Arso présente aujourd’hui l'aspect stérile et désolé des champs de lave de formation récente. Les genêts, les figuiers de l'Inde, les aloès, croissent à grand-peine dans ces scories noires et rugueuses.
Comme on le sait, une catastrophe récente a mis fin à la sécurité dont l’île jouissait depuis près de six siècles. Des milliers d'habitants ont été ensevelis sous les ruines de leurs maisons.
Le sable volcanique couvre le sol, il absorbe avec rapidité l'air et le soleil ; la végétation est donc fort belle, sauf dans deux ou trois localités. Près de Campagnano, par exemple, la configu­ration du site a permis l'agglomération de l'humus, aussi la culture y est-elle semblable à celle de la terre ferme. Ischia, entourée de la mer, ou­verte au souffle des vents, jouit d'un air pur et fortifiant. En été même, on y trouve une fraîcheur agréable. Est-ce auprès de cette île, séjour des chèvres sauvages où le laboureur n'avait jamais mis la bêche, que fut ancrée la flotte d'Ulysse ? Faut-il placer là l'histoire du Cyclope ? Nous l'ignorons et beaucoup d'autres avec nous. Il est certain qu’Ischia fut peuplée de Grecs venus successivement d'Eubée, de Cumes et de Syracuse. Après chaque éruption, Naples recevait les fuyards et les aidait à se rétablir dans l'île. Longtemps indépendante, Ischia fut, au IVe siècle avant Jésus-Christ, sous la domination napoli­taine. La chose est constatée par une inscription en mauvais grec, conservée à Lacco, mention­nant l'établissement d'une garnison par deux chefs napolitains, d'origine campanienne. Les Romains s'en emparèrent plus tard, Auguste la rendit aux Napolitains en échange de Capri.

Son  nom antique, Pithécuse, lui venait des amphores de terre rouge, où les Grecs mettaient le vin qu'on fabriquait sur son rivage. On en retrouve parfois dans le sable au bord de la mer. Les Eubéens appelèrent l'île Oenaria, abondante en vins : encore aujourd'hui elle mérite ce nom. C'est bien l'Arimé d'Homère, l’Inarimé de Virgile. Son nom actuel vient évidemment du grec. Dérive-t-il d'un substantif qui signifie force, ou d'un verbe qui veut dire aller vers ? Que d'autres en décident. L'île est appelée pour la première fois Ischla, d'où l'on a fait Ischia en 813, dans une lettre de Léon III à Charlemagne. Le culte d'Hercule, que les Eubéens honoraient, y do­mina d’abord; plus tard ce fut celui d'Apollon et des nymphes. De nombreux autels votifs, re­trouvés dans ces dernières années, attestent la dévotion des habitants. Du bateau, en approchant de la côte, on se fait une idée générale de l'île. Des collines plantées d'arbres fruitiers, figuiers, citronniers, orangets sont en gradins, les unes au-dessous des autres. On voit plus haut des forêts de châtaigniers, puis de petits pâturages, enfin le roc jaunâtre de la cime. Ces arbres don­nent des fruits  exquis ; des grenades énormes sont surtout excellentes. Peu d'oliviers ; l'huile découle du roc, comme dit l'Italie, et l'olivier se plaît dans les roches calcaires à l'abri du vent. Ici, le sol est volcanique : les montagnes ne sont pas assez hautes pour garantir des vents du nord.
L'île a environ dix-huit milles de tour si l'on veut suivre les sinuosités du rivage ; on compte quinze milles si l'on évite les détours. J'ai fait souvent cette course, toujours avec la même admiration ; rien de varié, de radieux comme le paysage qui se déroule sous le regard. En général j'habite le bourg d'Ischia. C'est le premier port où débarque le bateau.
Au moment d'aborder, on est déjà sous le charme de cette nature riante et gracieuse. A la Marina, sur un bloc de lave, haut de six cents pieds, s'élève le château, couronné de bastions et d'anciennes tours crénelées Tout près se voient les ruines de l'ancienne cathédrale, de l'évêché et quelques maisons habitables, entourées de frais jardins. Les Bourbons enfermaient dans cette en­ceinte les condamnés politiques ; c'est aujour­d'hui le domicilio coatto des camoristes. Libres le jour, ils doivent rentrer au château au coucher du soleil. Un môle, si bas que les vagues passent par-dessus lorsque la mer est haute, relie le châ­teau à l'île.
On mange bien à l'auberge d'Ischia. Vous y trouvez en abondance : thons, rougets, murènes, espadons, oursins et moules. La végétation hâtive permet de servir ici plus tôt que sur le continent, les pois, les fèves, les artichauts, le fenouil, les raisins et les figues. En hiver les chioppe fourniront un dessert excellent. La chioppa est formée de deux figues appliquées l'une sur l'autre et si adhérentes qu'elles ne font plus qu'un seul fruit plat et allongé, rehaussé de fenouil en grains. Le vin rouge a beaucoup de force et de couleur, le vin blanc, sec et agréable, ne se conserve pas. A la fin du dîner on apporte le Malvoisie ou le Lambiccato. Ce dernier s'obtient en faisant filtrer le suc du raisin blanc à travers une dizaine de poches de feutre, suspendues les unes sur les autres. Le vin, parfaitement clair en sortant de la dernière, se conserve sans avoir fermenté. Rien d'agréable comme les repas pris sur la terrasse de l'auberge, sous laquelle le vent fait bruire un champ de roseaux ; à quelque distance des pêcheurs prennent les oursins en face de l'île de Procida et du continent.
Le bourg est très animé; les pêcheurs, les paysans affluent dans la longue rue derrière le rivage. Quelques fontaines, dont l'eau vient de l'Epomeo, animent le tableau. Avec des goûts simples on peut vivre ici très agréablement. Le pays est d'un grand attrait On y jouit d'incomparables matinées. Je n'oublierai pas, en particu­lier, certain jour de Fête-Dieu. J'étais debout à l'aube, une vapeur rose semblait s'étendre sur toute la nature. Le soleil s'élevant bientôt au-dessus des montagnes de Castellamare, mit en relief ce qui était resté jusqu'alors dans la brume. J'errai longtemps le long du rivage soli­taire et dans les rues où s'achevaient les derniers préparatifs de la fête. Les femmes de l'île arrivaient peu à peu, montées sur de beaux ânes. La procession ne tarda pas à se mettre en mar­che ; 1 évêque et son chapitre en chapes bril­lantes, défilèrent solennellement. Par les fenêtres, des fleurs de genêts tombaient sur eux, comme une pluie d'or. L'encens exhalait son parfum pénétrant ; les prêtres psalmodiaient lentement des paroles latines. Les costumes pittoresques, les chapelles parées, les rues couvertes de fleurs offraient un coup d'oeil à la fois étrange et charmant. Il me semblait assister à quelque fête païenne. Rien de joli comme les environs du bourg. C'est une petite plaine, garantie de la violence des vents par des collines et par la lave de l'Arso. Après avoir traversé le torrent, on arrive aux bains d’Ischia. Ses eaux thermales vont se jeter dans le lac, séparé de la mer par un banc de sable, large de cinquante pieds, et mis en communication avec elle par un canal artificiel qui renouvelle ses eaux. L'ombrage des citron­niers. des oliviers, le voisinage de la mer, don­nent aux collines des  environs une  fraîcheur bienfaisante.
J'ai quelquefois visité, dans ce hameau, le der­nier chef de brigand,, Don Giosafat Talarico, qui traita, lui et sa bande, il y a quarante ans, avec l'ancien gouvernement. Ils  reçurent une rente viagère et furent relégués à Lipari, puis à Ischia, où plusieurs vivent encore, mariés et pères de famille. Don Giosafat a passé quatre-vingts ans, il fut longtemps gardien du phare. Ce Calabrais vif, vigoureux, bienveillant, accentuant fortement les c, reçoit avec une aisance qui n'est pas sans dignité. Le vieillard regrette son village, sa Calabre montagneuse, et parle, avec une poésie touchante et sauvage, des eaux murmurantes et des bois de châtaigniers, près desquels il passa sa jeunesse. Sa femme, une Lipariote, dut être fort belle. Cet homme a deux filles, l'une mariée avec un huissier de Resina, un galantuomo, m'a-t-il dit avec emphace ; l'autre est à la maison. Le brigand achève sa vie en patriarche, adoré des siens, estimé du voisinage. A-t-il des remords? il n'y paraît pas. Du reste, il tua seulement pour sa défense et ne commit jamais d'horribles excès, comme Cipriano Lagala, qui terminait récemment au bagne de Gênes sa vie de bête fauve.
On va, des bains d'Ischia à Casamicciola, par une route qui passe entre la montagne et la mer, à travers des vignes et des châtaigniers. Hélas ! la jolie ville de quatre mille habitants, jusqu'ici prospère et animée, fréquentée par le monde élégant, n'est plus qu'un amas de décombres, près desquels s'élève une affreuse bourgade en bois. Le Monte della Misericordia, admirable institution de charité qui donnait aux pauvres le bénéfice des eaux thermales, a été détruit et n'a pu être remplacé même par un établissement provisoire.
Après Casamicciola, en suivant la plage, on arrive à Lacco. Les maisons étaient alignées au bord du rivage : renversées aujourd'hui, elles sont remplacées par des baraques. Mme Oscar Meuricoffre a, depuis la catastrophe, développé dans ce hameau l'industrie de la paille. On lui doit une école où la décoration artistique est appliquée à ce travail. Il se fait là de jolis cha­peaux, des fleurs pour garnitures, de confortables fauteuils, des paravents de salon, des buvards, des éventails élégamment brodés en paille de couleur. Le célèbre peintre Palizzi a donné l'aquarelle d'un paravent dont l'ornementation est ingénieuse et d'un goût parfait dans sa simplicité. L'école forme des artistes, sous les doigts brunis desquels la matière première prend les formes les plus gracieuses. Ils ont récemment envoyé à la reine d'Italie un pavillon tout garni de marguerites, au centre duquel était placée une table entourée de fauteuils. On avait mis sur un chevalet un buvard orné de fleurs en relief, or sur brun, d'un effet charmant. Tout était en paille. La reine commanda immédiatement un grand tapis pour Monza, et donna à l'école le droit de prendre les armes de Savoie. La charité patiente a créé une industrie qui a été un bienfait pour ceux qui ont souffert.
Un rocher appelé à cause de sa forme il Fungo (le champignon), s'élève au centre de la baie de Lacco ; on y amarre les barques. Les sources minérales se trouvent partout. Quand on creuse le sable, le trou se remplit d'eau chaude. Les travailleurs usent de ce moyen pour baigner leurs pieds fatigués.
Après Lacco nous rencontrons le Monte de Vico, cratère écroulé, au sommet en terrasse. Ses flancs escarpés sont couverts d'une lave roussâtre qu'on dirait récemment refroidie. L'endroit a été entouré de fortifications ; on en retrouve les traces sur le chemin de Santa Restituta, au milieu des aloès et des cactus. Au dire des gens de Lacco, trois palais existaient autrefois sur la terrasse. Le sol est couvert de débris de briques romaines et l'on y trouve des monnaies antiques. C'est ici que devait être la capitale de l'île au temps des Grecs et des Romains. On voit encore deux nécropoles au pied du mont, à San Montano et à Santa Restituta. San Montano est un vallon ter­miné au nord par une petite crique, sablonneuse, peu profonde. Rien de charmant comme cette plage avec ses touffes de roseaux ondulant au souffle de la brise et la vague qui s'avance et se retire lentement. On cultive avec soin le fond du vallon ceint de coteaux plantés de vignes. Plus
haut, le caroubier croît dans les vieilles laves et l'Epomeo élève sa crête superbe. Point de bruit, sauf le roucoulement de la tourterelle ou le chant du pêcheur, dont la barque passe à quelque dis­tance. On peut voir dans ce vallon un dattier portant du fruit parce qu'il croît dans le voisinage d'une source d'eau chaude. Les insulaires tiennent ce phénomène de la nature pour un miracle de Santa Restituta.
Le corps de cette princesse africaine, martyre sous Galérius, abandonéé dans une nacelle pleine de matières combustibles à la merci des flots, fut porté dans ces lieux, au dire de la légende. Santa Restituta est devenue la patronne de l'île ; son église est cathédrale ; sa fête se célèbre en mars; les décharges des fauconneaux sont la partie essentielle de cette solennité. On cueille dans les environs un lis qui porte le nom de la sainte, car il apparut, à ce qu'on prétend, à l'endroit où son corps fut trouvé. Il a des feuilles très découpées, une jolie fleur, la corolle blanche rayée de vert et de longues étamines.
Lamartine l'a chanté :

   Des pècheurs un matin virent un corps de femme 
   Que la vague nocturne, au bord avait roulé.
   Même a travers la mort, sa beauté touchait l’âme. 
   Ces fleurs, depuis ce jour, naissent près de la lame 
   Du salle qu'elle avait foulé.

De Lacco, en prenant à gauche, on entre dans le territoire de Foria.
Le moyen âge entoura de murailles et de tours ce bourg situé sur une langue de terre. Les vieux auteurs disaient ses habitants gente di valore. Ils sont, en effet bons marins, cela ne les empêche pas d'être d'excellents vignerons. On est dans l'aisance à Foria; les citernes entretenues avec soin donnent la meilleure eau de l'île.
Après cette ville, laissant à droite le cap Imperatore, on suit une route à mi-côte om­bragée d'arbres fruitiers. Elle domine parfois des précipices au fond desquels on découvre des vergers. Voilà Panza, la villégiature des rois aragonais, au milieu des vignobles ; puis d'autres villages, des hameaux dans de riantes positions. Çà et là des ravins partent de l'Epomeo, étroits à leur origine, ils s'élargissent en des­cendant vers la mer, où ils se terminent par des précipices. On traverse des bosquets de châtaigniers, puis des terrains rocailleux couverts de broussailles. L'arbousier croît ça et là, étalant sur son feuillage de laurier ses grappes de fruits en forme de fraise, verts, jaunes, oranges, rouges. suivant le degré de maturité. Les saules prospèrent en cet endroit dans un sol argileux. Plus haut, la montagne devient abrupte, le thym, le myrte, le genêt s'étalent sur les escarpements de la route. Le roc nu apparaît enfin, nous voici au faite de la vaste pyramide : la cime de l'Epomeo est atteinte.
On trouve là-haut une chapelle et la demeure d'un ermite ; l'endroit est désert, sauf l'été lors de la fête de saint Nicolas, patron du sanctuaire. De fréquents orages et le voile de nuages qui l'enveloppe, quand règnent les vents du sud et de l'est, rendent ce site humide. Chapelle et habi­tation ont été creusées dans le roc. L'ermite vous conduit par un corridor long et obscur dans le rocher, sur une petite terrasse qui domine un précipice. Vous êtes à dix-huit cents pieds au-des­sus de la mer. Le regard plonge sur Ischia, Casamicciola, Lacco, Foria. Il est possible de discer­ner de très petits détails ; je vois bien Casamicciola, le jardin de Dona Maria Grazia, ma vieille connaissance, le banc où j'aime à m'asseoir après le coucher du soleil. Les collines, les promon­toires parcourus semblent s'être aplanis et rangés au pied du colosse. La vue s'étend du golfe de Naples à l'île de Vandotena. Au loin, se perdent plus ou moins dans la demi-teinte, selon l'éloignement, les montagnes de Terracine, les marais du Garigliano, la large plage de Cumes, l'Olibano, Pausilippe et les ramifications des Apen­nins en face de Capri. La neige tombe en hiver sur le sommet de l'Epomeo ; on la conserve dans des fosses tout autour de l'ermitage. Elle suffit à la consommation des habitants, très grande cependant ; car en été, dans l'île comme dans toute l'Italie méridionale, on boit énormément d'eau glacée. Le coucher du soleil, vu de cette hauteur, est un magnifique spectacle. Cet horizon immense, rouge, à l'extrémité duquel apparaissent les formes lointaines et indécises des promontoires et des îles, cette mer sombre d'un bleu noir, ces derniers rayons de soleil qui font ressortir vigoureusement la couleur et la forme des objets rapprochés, restent dans la mémoire. L'oeil les
voit encore longtemps après avoir quitté ces lieux.
On descend ensuite sur Fontana et Moropano ; beaucoup d'antiquités furent recueillies dans ce dernier village et dans la vallée de Campano, qui l'avoisine, entre autres de nombreux autels votifs à Apollon et aux Nymphes. On déterra, pas loin, à Cumano, des statues, des bas-reliefs. Cette partie de l'île, peu fréquentée aujourd'hui, était aimée des anciens.
La route conduit de Moropano à Barrano dont, en 1883, le tremblement de terre a fait un lieu de désolation. Le passant, après avoir traversé ces décombres, le coeur serré, entre dans un cirque naturel d'une lieue de tour : retraite pai­sible où se trouve, au pied de l'Epomeo, le hameau de Pieo. L'air pur, est moins vif que dans le reste de l'île. Il suffit de gravir une petite colline pour voir le château et le bourg d'Ischia, Pouzzoles et Pausilippe. Quel repos, après avoir enduré la chaleur et la lumière du soleil, de s'asseoir sous ces gros arbres qu'enlace la vigne : châtaigniers, noyers au feuillage touffu. Il faut de là grimper un coteau assez raide, d'où l'on descend dans le vallon de Campagnano, ancien cratère à moitié comblé par l'éboulement partiel de sa crête. La montagne qui le domine est cultivée jusqu'au sommet. Une source pure, fraîche et, chose rare ici, dépourvue de toute saveur minérale, sort de terre. La route conduit par une pente douce de ce vallon au bourg d'Ischia, où l'on arrive bien dédommagé de la fatigue par la beauté du paysage. La simplicité des gens qu'on rencontre, fait penser aux temps antiques. Ils tutoient tout le monde, sont hospitaliers, désintéressés, bienveillants, de manières à la fois polies et dignes, agréable contraste avec la servilité vénale des villégiatures à la mode.
L'île de Procida, l'îlot de Vivara sont tout près d'Ischia. La tradition, attribuant à une mon­tagne détachée de l'Epomeo la formation de Pro­cida, a peu de fondement. Les coulées de tuf et d'autres matières volcaniques sur les points des côtes les plus rapprochés, ne coïncident pas. Procida, terre basse, célèbre par ses primeurs, est relevée à l'ouest par une falaise sur laquelle s'élève un château : il commande le golfe de Naples et les îles voisines. C'est à cause de cette falaise que Virgile a nommé l'île Alta Procida.
Son nom lui vient-il de Prochyta, la nourrice d'Enée? C'est possible! Comme Ischia, l'île fut d'abord habitée par des Grecs : au dire de Juvénal, elle était couverte de magnifiques villas. Au moyen âge, elle eut pour seigneur Jean de
Procida, que les Vêpres siciliennes ont rendu célèbre. Les habitants, marins, pêcheurs, jardi­niers, sont vifs et gais. Leurs femmes ne portent plus, sauf dans de rares occasions, leur superbe surtout de laine ou de soie, ouvert par devant, galonné d'argent ou d'or.  C'est dommage, il sied bien à leur beau type grec.
Vivara est séparée de Procida par un bras de mer, très étroit, dans lequel un récif plat laisse seulement passage aux très petites barques. Les bords voisins des deux îles ont les mêmes coulées de tuf, il est probable qu'autrefois elles n'en formaient qu'une. Cet îlot est une garenne, où en hiver les galantuomini de Procida vont tirer des lapins, et les pauvres se pourvoir de bois dans ses épaisses brousailles.

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               CASTIGLIONE ( Plage des anglais)

 

 

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                Punta la Scrofa

 

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                  CASAMICCIOLA (port)

 

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 CASAMICCIOLA

 

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Petite place  devant le port de CASAMICCIOLA

 

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 Le point culminant de l'ile  MONTE EPOMEO 769 m

 

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 LACCO AMENO avec ses beaux hôtels luxueux c'est la plus grande station thermale de l'île

Dans sa baie le grand rocher qui a la forme d'un champignon

 

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            IL FUNGO

 

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   Dans la baie de San Montano  Le NEGOMBO jardins ,piscines, cascades naturelles 

       Le PARADIS!!!!!!!!!!

 

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Et sa repart nous remontons sagement dans notre petite" motoretta" conduite par un charmant guide direction FORIO

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  C 'est à FORIO que se trouve une des stations thermales les plus connue

           GIARDINI POSEIDON  

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    (Photo prise sur le net)

    

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PUNTA IMPERATORI   Avec son phare et ses légendes!!!!

 

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   Les plages de FORiO   Il parait que dans la baie de FORIO lorsque la mer est très agitée le spectacle est impressionnant!!!

 

La visite se termine j'espére qu'en ma compagnie vous aurez passé quelques instants agréables et qu'un jour peut etre vous viendrez visiter le pays et la région où je vis depuis 30 ans!!!!!!!!

Retour vers CASAMICCIOLA ( porto) où notre bateau nous attendait pour un départ prévu pour 17 h 40 direction POZZUOLI

 

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Au revoir ISCHIA je reviendraiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii  avec ma petite Princesse Lèa !!!!

 

 

 

ischia

 

                                                             BACI e SALUTI DA ISCHIA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

Posté par Patricia_Lea à 13:43 - Commentaires [11] - Permalien [#]